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Es gibt noch Frauen, die nicht #metoo, nicht Opfer sind und auch nicht spielen wollen, sondern gerne Frauen sind und in dem Sinne auch ihre Töchter erziehen wollen, weil sie sich in diesem Inquisitions-Feminismus nicht wiederfinden. Diese Frauen findet manN in Frankreich und sie haben in der Le Monde einen Offenen Brief an ihre opfrigen Sexgenossinnen gerichtet, den nobody hier einstellt, weil er in der Monde teilweise hinter der Paywall verschwindet.

Anders als in der toitschen Presse dargestellt, gehört Ikone Catherine Deneuve nicht zu den Verfassern des Briefes, sondern nur zu den premières signataires, ebenso wie die Deutsche Ingrid Caven. Verfasser sind: Sarah Chiche, die Gang­bang­nym­phomanin 😳 Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre, Abnousse Shalmani.

Und anders als in Schland wiedergegeben, geht es auch nicht um die „Freiheit zu belästigen“, wie Barbara Kostolnik vom ARD-Studio Paris in ihrem selten blöden aber wie immer ignoranten Kommentar die Tatsachen verdreht (den gleichen Scheiß schreibt die ZEIT), sondern „eine Freiheit, jemandem lästig zu werden („une liberté d’importuner“). „Vergewaltigung ist ein Verbrechen. Aber hart­nä­ckiges oder un­ge­schicktes Flirten ist kein Delikt, und eine Galanterie auch keine chauvinistische Aggression“, so beginnt der Text, den die NZZ gut zusammen­fasst:

    Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

    À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était néces­saire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son con­traire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c’est là le propre du puritanisme que d’em­prun­ter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la pro­tection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallo­crates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de déla­tion et de mise en accu­sation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possi­bilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exacte­ment sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner profes­sionnel ou d’avoir envoyé des messages à conno­tation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes reli­gieux, des pires réaction­naires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception sub­stan­tielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d’adulte, récla­mant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétro­spective, un « comporte­ment déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs auto­proclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

    La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétro­spective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une univer­sitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs de­man­dent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de déme­sure ou encore de faire en sorte que les « trauma­tismes subis par les person­nages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils accep­tent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

    Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle voire comme un non-événement.

    En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considé­rons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d’entre nous qui ont choisi d’avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les acci­dents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessaire­ment sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Die Erstunterzeichner, zu denen auch die Professionelle Sonia Verstappen ge­hört:

Alexandra Alévêque (journaliste) Kathy Alliou (curatrice) Françoise Arnaud (historienne de l’art) Celina Barahona (consultante marketing) Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire) Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne) Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire) Léa Bismuth (critique d’art, curatrice) Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante) Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants) Linda Blake Pibarot (traductrice) Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma) Christine Boisson (actrice) Ariane Bouissou (journaliste) Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) Sophie Cadalen (psychanalyste) Farideh Cadot (galeriste) Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la S.G.D. L.) Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de Khâgne) Ingrid Caven (actrice et chanteuse) Monique Chatenet (conservateur en chef du Patrimoine au Centre André Chastel) Julie du Chemin (écrivain et sexologue) Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo) Véronique Coquet-Caubère (productrice) Sabine Dauré (viticultrice) Catherine Deneuve (actrice) Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière) Christine Domine (professeur) Nathalie Dray (journaliste) Corinne Ehrenberg (psychanalyste) Méline Engerbeau (entrepreneuse) Caroline Faillet (experte en stratégie digitale) Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse) Marguerite Ferry (paysagiste) Adeline Fleury (écrivain) Catherine Francblin (critique et historienne d’art) Gloria Friedmann (artiste plasticienne) Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio) Bernadette de Gasquet (médecin et auteur) Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’Art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel) Christine Goémé (femme de radio) Reine Grave (vidéaste) Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame) Cécile Guilbert (écrivain) Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe) Anne Hautecoeur (éditrice) Marie Herbreteau (graphiste) Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène) Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de Médecine) Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio) Rachel Laurent (artiste) Sylvie Le Bihan (écrivain) Anne-Marie Lesage (retraitée) Myriam Le Strat (dentiste) Nathalie Léger (écrivain et directrice générale de l’IMEC) Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste) Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur) Jacqueline Lichtenstein (philosophe) Christine Lombard (créatrice de mode) Joëlle Losfeld (éditrice) Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute) Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle) Valérie Maës (actrice et vidéaste) Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer) Claire Margat (critique d’art, traductrice) Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain) Isabelle Martin (enseignante) Christelle Mata (attachée de presse) Sophie de Menthon (présidente du Mouvement ETHIC et membre du CESE) Karine Miermont (écrivain) Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles) Anne-Elisabeth Moutet (journaliste) Latifa Najar (retraitée) Natacha Nikouline (photographe) Karine Papillaud (journaliste littéraire) Julia Palombe (chanteuse, auteur) Nelly Perotin (retraitée) Camille Pier (auteure, compositeure et interprète) Sylvie Pierson (secrétaire) Francesca Piolot (productrice radio) Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition) Joana Preiss (actrice, réalisatrice) Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne) Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de Pharmacie) Anne Rudisuhli (psychopraticienne) Nora Sahara (journaliste et infirmière) Sylviane Sainclair (retraitée) Marie Sellier, (auteure, Présidente de la S.G.D.L. – Société des Gens de Lettres) Joëlle Smets (journaliste et sexologue) Hélène Soulodre (documentaliste) Brigitte Sy (réalisatrice et actrice) Catherine Thieron (auteure et vocaliste) Catherine Titeux (architecte, Bruxelles) Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse) Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique) Christine Van Acker (auteur) Roxane Varone (chirurgienne) Alexandra Varrin (écrivain) Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach) Martine Vercruysse (animatrice) Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue) Caroline Vié (journaliste et romancière) Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse) Evelyne Vitkine (consultante en marketing).

Wir Männer sind eben manchmal nicht nur liebesblinde, sondern auch liebestolle Gockel, die jedem Chicken auf dem Hühnerhof hinterherrennen, aiuch denen, bei denen wie keine Chance haben. Die rennen eben wech. Das ist lästig, aber wenn wir mit dem Rennen aufhören, legen die Hühner keine Eier mehr.

Vive la France, vive la révolution sexuelle!

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