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… auch in Frankreich. Der Conseil d’Etat, oberste juristische Instanz in Fragen des Verwaltungs- und Verfassungsrechts, hat das Anti-Burkini-Dekret der Ge­mein­de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) mittels Einstweiliger Verfügung vor­läu­fig außer Kraft gesetzt. Gestolpert ist der Anti-Burkini-Bürgermeister über Art. 4.3 seiner Verordnung:

    L’accès à la baignade est interdit à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité et respectant les règles d’hygiène et de sécurité.

Dabei störten sich die Oberkotten an der schwimmigen … nee schwammigen „Sicherheit„, denn die grundlegenden Freiheitsrechte könnten nur dann ein­ge­schränkt werden, wenn eine konkrete Gefahr von dem ausgeht, was ver­bo­ten werden soll und die Maßnahme muss ge­eignet, erforderlich und ver­hält­nis­mäßig sein im Lichte der Aufrechterhaltung der öffentlichen Ordnung. Wörtlich:

    Dans l’ordonnance qu’il a rendue aujourd’hui, le juge des référés du Conseil d’État commence par préciser le cadre juridique. Il rappelle que le maire est chargé de la police municipale. Mais il souligne, conformément à une jurisprudence constante depuis plus d’un siècle, que le maire doit concilier l’accomplissement de sa mission de maintien de l’ordre dans la commune avec le respect des libertés garanties par les lois. Les mesures de police que le maire d’une commune du littoral édicte en vue de réglementer l’accès à la plage et la pratique de la baignade doivent donc être adaptées, nécessaires et proportionnées au regard des seules nécessités de l’ordre public, telles qu’elles découlent des circonstances de temps et de lieu, et compte tenu des exigences qu’impliquent le bon accès au rivage, la sécurité de la baignade ainsi que l’hygiène et la décence sur la plage. Il n’appartient pas au maire de se fonder sur d’autres considérations et les restrictions qu’il apporte aux libertés doivent être justifiées par des risques avérés d’atteinte à l’ordre public.
    Examinant ensuite l’arrêté contesté, le juge des référés du Conseil d’État relève qu’aucun élément produit devant lui ne permet de retenir que des risques de trouble à l’ordre public aient résulté, sur les plages de la commune de Villeneuve-Loubet, de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes. En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée. Le juge des référés en déduit que, dans ces conditions, le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l’accès à la plage et la baignade alors qu’elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre public ni, par ailleurs, sur des motifs d’hygiène ou de décence.
    Le juge des référés du Conseil d’État conclut donc que l’article 4.3 de l’arrêté contesté a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. La situation d’urgence étant par ailleurs caractérisée, il annule l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nice et ordonne la suspension de cet article.

Hätten die in Karlsruhe auch so gasagt😎

Der SPARGEL macht aus der EV schon eine Grundsatzentscheidung … Presse und Recht … zwei Welten treffen aufeinanderO_o